Huit étages au-dessus de Mayol.
Il existe des adresses où la ville se tient à portée de main, sans voiture, sans détour. Celle-ci en est une.
On est entre Mayol et le Champ-de-Mars, face au campus, le centre à quelques enjambées, le parking de Mayol pour les jours où l’on rentre chargé. Courses, fac, quais, rues : tout se fait à pied. C’est une vraie vie urbaine, pas une promesse de proximité.
L’immeuble a de l’allure. On monte au huitième.
Dès le seuil, une entrée généreuse. À gauche, la cuisine indépendante, tout équipée, déjà ouverte sur les toits. On avance : une pièce de séjour de trente mètres carrés, claire, qui débouche sur une vraie terrasse — pas un balcon étroit. Le regard part droit vers la Porte d’Italie, glisse à gauche jusqu’à un aperçu de mer, et s’arrête à droite sur le Faron. Panorama franc, sans obstacle.
En revenant dans le couloir, on comprend le parti pris du lieu : des rangements partout. Placards, dégagements, niches. Une grande chambre, une seconde un peu plus petite, une salle de bain avec fenêtre, des WC séparés. On peut, si l’on y tient, reprendre une troisième chambre en grignotant le séjour.
Quatre-vingts mètres carrés habitables, configuration de faux type 4. L’appartement est net, climatisé, en double vitrage. L’électricité est en règle. Aucun chantier à prévoir : on y habite tel quel.
Charges de copropriété : environ 181 euros par mois, chauffage compris, avec répartiteur. On paie ce que l’on consomme.
Pour qui aime la ville dense, marchable, et veut un belvédère plutôt qu’un simple appartement : voilà.
